Comme lovée dans un repli du temps oublié des hommes, dans un recoin de l’histoire ignoré par les urgentistes du rien consumériste – quelque part entre le moyen âge japonais et le XXIème siècle mondialisé – Catherine Ludeau occupe un espace, une alcôve de paix, où l’on se sent chez soi sans y avoir été invité.

Tel un volcan sous-marin sublime, matériel et tellurique, l’œuvre de Catherine Ludeau explose en silence. La douleur ici n’est pas dans l’enfantement, mais dans la genèse. Seul un long processus, invisible à l’œil, a pu rendre possible l’éclosion de son travail si abouti, si simplement beau.

Catherine, en vieux sage séculaire qu’elle n’est pourtant pas, fait naître la matière étrange qui contient une finitude évidente, sans appel, où tout est dit, avec le geste pour mot, la quête pour trame. Contempler et se laisser porter par cette ballade au cœur des jardins de son âme mystérieuse, apaisée, guérie d’on ne sait quelle traversée douloureuse, est un bain dont on sort enrichi, reposé, presque neuf.
C’est bien de naissance et de matière qu’il s’agit : la résine ne se laisse jamais totalement apprivoiser, elle détourne l’intention première de l’artiste et laisse place à la surprise, celle que contient toute œuvre dont l’essentiel reste enfoui au ventre du créateur, jusqu’à l’enfantement.

Dès le premier regard, les tableaux de Catherine Ludeau font leur ouvrage d’apaisement, d’émerveillement et l’on désire les avoir auprès de soi pour puiser chaque jour l’énergie sereine qu’ils délivrent. Des tableaux du matin pour un réveil sans heurt, une douce transition entre le monde du sommeil et celui de l’affairement pressé. Des tableaux de pleine lumière à la chaleur desquels on vient chercher réconfort et confiance. Des tableaux de clair-obscur qui invitent à la méditation.

Sous des airs de Yoko Tsuno*, Catherine cache involontairement les clefs de son trésor dont on ne désire d’ailleurs rien connaître pour n’en rien altérer.
Dans son univers d’épure, il semble le temps s’est arrêté,  l’on vit en apesanteur. Le voyageur que nous sommes y rencontre un miroir révélateur qui évoque la réintégration des contraires, le yin et le yang, le tout réunifié, l’équilibre de l’univers, la résine sans le vernis.

– Nicolas Lepeu

*l’héroine de bande dessinée japonaise née sous le crayon de Roger Leloup

Biographie

Catherine Ludeau est née à Paris, diplômée de l’école supérieure des Arts Appliqués Duperré, elle part vivre à New York en 1978, et travaille comme illustratrice pour la presse et l’édition.

Elle revient en France en 1981, et poursuit son parcours artistique par l’aquarelle et le dessin à la sanguine. 1999 est le début de la peinture à l’huile. À partir de 2000 et durant 4 années,

elle va transmettre son savoir en donnant des cours de dessin, de peinture et d’aquarelle. Les premiers tableaux avec de la résine apparaissent en 2011.

 

Expositions personnelles

2015 Mondial des Puces, Galerie Koutouzi St Ouen – septembre/octobre

2015 Ciel Ether, Galerie 21, rue Dauphine, Paris – mai/juin

2014 Éphémère, Galerie104 Kleber, Paris– décembre

         Recherche d’esprit, Musée des Beaux-Arts /Galerie Dachu, Wuhan, Chine.

         Mondes parallèles, Galerie 1-47, Asnières-sur- Seine.

2013 Œuvres récentes, Le Loft Sévigné, Paris.

2001 Œuvres récentes, Galerie Cathay, Paris

         Couleurs d’horizons, Galerie Yves Halard, Paris– mai

2000 Au fil des jours, Galerie Techno, Paris

 

Expositions collectives

2017 Art to go ! Galerie Art /mar rue Chapon Paris – juillet

Salon Comparaisons, Grand Palais Paris – février

2016 Abstractions plurielles, Espace Art et Liberté, Charenton-le-Pont – mars/avril

2015 Contemporary Art Fair Zurich, Kongresshaus Zurich –octobre

         Salon Réalités Nouvelles, Parc Floral, Paris – octobre

         Salon d’Automne, Champs Élysées Paris- octobre

2014 Salon SNBA,Pyramide du Louvre, Paris – décembre

2013 Festival d’Art Contemporain, Musée des beaux-arts Wuhan, Chine.

2009 et 2003 GMACPlace de la Bastille, Paris

2003 Collectif, Galerie Envie d’Art, Paris

La démarche de Catherine Ludeau s’appuie sur la recherche de la pensée pure, par la symbolique.

Mon sujet unique c’est le sublime, l’inaccessible étoile dans un monde idéal.  J’essaye de m’inspirer d’une grâce et d’une élégance présente uniquement dans la nature, et dans l’essence vitale…

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